PORTRAIT
LANDSCAPE
2006-2009
Lambda print, limited edition of 5 +2 AP, 80x60 cm, signed
Portrait Nu par Michael Dumont, 2006 (fr)
Le portrait proposé par Patrick Rimond est celui de l’inconnu de chaque jour, celui de l’autre absolu dont l’étrangeté renvoie à la difficulté d’être là, d’être celui-là, à ce moment-là, qui fait face. S’il y a une errance de l’artiste (de tout homme) dans le monde physique et mental, l’image photographiée est le butin de son désir de rapprochement, de contact, de prise, de friction. Cette trace de l’autre, empreinte empruntée, manifeste que l’homme n’est homme que dans le compte de sa communauté. Etre homme, c’est être parmi les hommes, y compris et avant tout dans la nudité ou le signe dénué d’intention. Pas de signification sociale ou politique, pas de décor ou de mise en scène, mais une projection qui est l’effort de vivre, qui est l’effet de vivre, qui est aussi l’effacement de vivre dans la lumière. L’image photographique est la preuve technique irréfutable que le réel existe hors de l’esprit. Portrait Nu renseigne en détail sur cette vérité : l’homme (la femme) était réellement, naturellement et absolument là, mais au seul point de rencontre de deux êtres.
Vlna magazine #39,Slovaquie, Zuzana Sevcikova 2009 (fr)
Le photographe et observateur Patrick Rimond cherche et trouve un grand nombre d'identités humaines dans sa série de photographies réalistes Le Portrait Nu. Par des portraits d'hommes et femmes inconnus, nus, tel un artiste nomade naviguant dans le présent, il tente de retrouver l'humain dans l'homme. Sans pathos, il documente son désir, qui est en fait le désir de toute l'humanité, de rapprochement et de contact avec l'homme. Les portraits expriment une recherche insatiable de l'essentiel sans base sociale ou autre information sur les modèles. L'artiste voit l'individu désarmé et nu dans la société.
Portrait Nu by Michael Dumont, 2006 (de)
Patrick Rimonds Werk handelt vom Unbekannten jedes Tages, vom absoluten Anderen dessen Fremdheit auf die Schwierigkeit verweist da zu sein und das zu sein, in diesem Moment der einem gegenübersteht. Als Umherschweifen des Künstlers (wie des Mensches) in der gegenständlichen und der geistigen Welt ist das fotografierte Bild die Beute seines Bedürfnisses nach Annäherung, nach Kontakt, nach Begreifen, nach Reibung. Diese Spur des Anderen, ein geborgter Abdruck, zeigt den Menschen als Menschen bezogen auf die Gemeinschaft. Mensch sein heißt, unter Menschen sein, vor allem nackt und ohne intentionale Zeichen. Keine soziale oder politische Bedeutung, keine Dekoration, keine Inszenierung, aber ein Entwurf als Versuch zu leben, als Folge des Lebens, gleichzeitig als Verschwinden des Lebens im Licht. Das fotografische Bild ist der unwiderlegbare technische Beweis, dass das Reale außerhalb des Geistes existiert. Projection VII gibt im Detail Auskunft über diese Wahrheit. Der Mann oder die Frau war wirklich, natürlich und absolut da, aber nur im Moment des Zusammentreffens zweier Wesen.