Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat Photographs portraits femme woman Rimond Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat
Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat Photographs portraits femme woman Rimond Photographs portraits femme woman Rimond Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat
Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat Photographs portraits femme woman Rimond Photographies cousues, portraits et textes, collaboration artistique Patrick Rimond et Sophie Le Chat  
Collaboration artistique avec Sophie Le Chat

Ink, 2015


Fil de coton et tirage pigmentaire sur washi Awagami Kozo Thin, 40x50cm.

 



Depuis 2006, Patrick mène une expérience en continu, une proposition de rencontre « à nu ». La captation d’un instant de partage entre deux êtres dépouillé de tout masque social. C’est une photographie essentielle qui dit la relation de l’instant, le moment où le photographe et le sujet ne font qu’un.

Ink est une collaboration entre le photographe Patrick Rimond qui cherche à rencontrer son modèle intimement à travers le seul regard et Sophie Le Chat, artiste plasticienne, qui travaille sur la mémoire, la trace, la fragilité des êtres et des choses.
Sur les tirages photographiques de Patrick Rimond, Sophie Le Chat a écrit des mots à l’aide de fil de coton. Les mots sont cousus au dos du tirage et sont ainsi illisibles, ressemblant plus à des idéogrammes qu’à des lettres.

Aucune information n’est donnée sur les personnes ainsi représentées, laissant libre court à l’imagination du spectateur. Qui sont-ils ? les photographies ne nous donnent que le minimum d’indices et les tatouages de fil, habituellement révélateurs d’une identité affirmée, ne sont pas déchiffrables. Du bout de son aiguille Sophie Le Chat donne à voir l’invisible, de l’égratignure à la faille, l’œuvre du temps.
La simplicité de la mise en œuvre pour la réalisation de ces portraits leur confère une étrange beauté, qui pousse à s’interroger sur l’identité de ces personnes photographiés hors d’un contexte habituel et en quelques sorte masquées par des inscriptions.
« Ensemble nous avons écrit ces nouvelles rencontres, des rencontres singulières au pluriel des différentes étapes de leur réalisation. Les visages pour écrire, les mots pour le dire. L’encre bleu du fil comme lien entre une vérité nue et une histoire fantasmée. Ensemble nous leur avons prêté des mots et des histoires, avons fait œuvre de vie imaginaire. »